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Un pôle de transformation pour manger local

Information mise à jour le 20/06/18
Fin février, Montpellier Méditerranée Métropole inaugurait le Pôle de transformation de Mercadis, le Marché d’Intérêt National (MIN) montpelliérain. Cette structure innovante souhaite valoriser les fruits, légumes et produits carnés locaux en les transformant sur place. Objectif : offrir aux Montpelliérains une alimentation saine et durable qui contribue au développement économique et à la création d’emplois non délocalisables.
Mercadis, le Marché d’Intérêt National Montpellier Méditerranée, où viennent se fournir en fruits et légumes les restaurateurs locaux aussi bien que les épiceries de quartier, vient de se doter d’un pôle de transformation. Le premier en France. «Le caractère local bénéficie d’une connotation saine, et la demande grandit, explique Olivier Lauro, directeur général de Mercadis. Or l’absence d’un équipement de ce type nous rendait dépendant d’autres territoires qui nous approvisionnaient avec leurs produits. Avec ce pôle, nous voulons promouvoir les circuits de proximité alimentaire pour des produits issus de l’excellence locale.» Parmi ses 220 fournisseurs, le MIN compte 80 producteurs locaux indépendants et coopératives du territoire et traite chaque année 40 000 tonnes de fruits et légumes.
Son pôle de transformation récemment inauguré, d’où sortent carottes râpées, salades mises en sachet, plats cuisinés, etc., regroupe six entreprises : la légumerie Agriviva ; la conserverie Label d’Oc ; Clarelia, fournisseur de gammes de plats préparés ; Il Etait un Fruit, qui transforme les fruits déclassés en fruits séchés ; le Goût du Bœuf, dont l’atelier de découpe et de maturation des viandes valorise les productions d’éleveurs locaux inscrits dans une démarche qualité ; et Le Détour, brasseur de bière locale. «Le pôle de transformation crée une complémentarité entre ces entreprises, dont les produits s’écoulent dans les commerces de détail, la grande distribution ou la restauration collective et scolaire,» précise Olivier Lauro.
Ces entreprises ont déjà créé 38 emplois, et une vingtaine d’autres devraient l’être d’ici fin 2017, sur près de 500 emplois directs du MIN.
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