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De l’or vert dans la Métropole de Montpellier

Information mise à jour le 12/03/19

L’olivier, arbre emblématique de la Méditerranée, reprend place dans les paysages de la métropole de Montpellier. La qualité de la production a permis de développer un marché de niche qui s’écoule localement ou sur les bonnes tables parisiennes.

Jean-Michel Duriez directeur adjoint de l’Afidol ©DR

Jean-Michel Duriez (de face et au centre), directeur adjoint de l’Afidol, anime une séance de démonstration de la taille de l’olivier pour un public héraultais de producteurs, professionnels ou amateurs.©DR

Avec la Rougette de Pignan, la Verdale de l’Hérault, la picholine ou la négrette dont sont extraites des huiles d’olive prisées par les meilleures tables, et avec la lucques qui se croque aussi comme une confiserie, la métropole montpelliéraine renoue avec un long passé oléicole.

« Sa zone géographique est un bon terreau, rappelle Jean-Michel Duriez, directeur adjoint de l’Association française interprofessionnelle de l’olive (Afidol). S’il y a une activité oléicole, c’est parce que des terres agricoles sur lesquelles il y avait des oliviers ont été conservées. »

Et, selon l’expert, la tendance est à la progression du nombre de vergers :

« Après les gels de 1956, les producteurs ont abandonné leurs oliveraies ou les ont arrachées pour planter de la vigne, Mais beaucoup de sites oléicoles se réhabilitent. » 

Au sein de la métropole, une vingtaine de propriétés se sont reconstituées, dont certaines sont devenues des fleurons.

Á Combaillaux par exemple, le domaine de l’Oulivie restauré dans les années 1990, compte aujourd’hui près de 10 000 arbres.

« C’est l’un des plus gros domaines du territoire métropolitain, et l’un des plus dynamiques », note le dirigeant de l’Afidol.

A Castries, mille oliviers ont été remis en état par une association, l’Olivette, et des vergers sont entretenus au Château d’O. Ce fruit emblématique fait des émules, en ville aussi. Une myriade d’amateurs s’active pour entretenir les arbres et récolter les olives dans les parcs de lotissement, sur des ronds-points et dans des jardins. Certains les transforment eux-mêmes en olives de table ou les confient à un moulin qui en extraira le jus. A Pignan, par exemple, la coopérative née en 1933, forte aujourd’hui de près de 600 producteurs, possède à nouveau un moulin depuis 2016 et peut traiter tous les volumes, petits et grands.

La filière est aussi au cœur de recherches scientifiques.

« Avec l’Institut agronomique méditerranéen de Montpellier, le Cirad ou Supagro qui a sa propre oliveraie et produit de l’huile, la Métropole dispose d’un pôle scientifique de qualité, souligne l’expert. La filière oléicole qui renaît ici, s’inscrit parfaitement dans la politique de promotion des produits les plus emblématiques de son territoire. »

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