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Des paniers de légumes pour faire du lien

Information mise à jour le 03/04/19

A Montpellier, on peut manger bio et local en soutenant le producteur d’une Amap. Celle des Beaux-Arts remplit chaque semaine des paniers pour 160 adhérents. Objectif : maintenir l’agriculture paysanne et recréer des liens entre citadins et ruraux.

Amap Beaux-Arts©David Crespin

Amap Beaux-Arts©David Crespin

Assurer un revenu à un agriculteur en lui achetant chaque semaine un panier de légumes. Des Montpelliérains s'y sont engagés par contrat en rejoignant l’Amap (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) des Beaux-Arts, l’une des cinq présentes dans la ville.

« Le producteur s’engage de son côté à mettre les moyens nécessaires pour fournir des produits bio, de saison », précise Elodie Millet, une des fondatrices de cette association créée en 2009 et aujourd'hui forte de 160 adhérents.

Les paniers sont financés à l'avance, pour six mois. Le maraîcher vient deux soirs par semaine, sur l'Esplanade de la Musique, dans le quartier des Beaux-Arts, livrer l'équivalent de cent gros paniers, de 2,5 ou 5 kilos chacun. Des bénévoles de l'association s'occupent de peser et de remplir les paniers.

« Le principe même d'une Amap, c'est de recréer des liens entre les citadins et le monde rural, rappelle Clément Molla, membre du bureau. Nous pouvons tout aussi bien donner un coup de main sur l'exploitation. ».

Dans cette association très participative, les bénévoles s'occupent de tout, hormis produire.
Avec le soutien des “Amapiens“, la production de Sébastien s'est étoffée petit à petit.

« Nous avons commencé en 2009 avec quatre adhérents et deux paniers et, depuis, nous suivons le développement de Sébastien », raconte Elodie Millet.

Après un appel à projet lancé par Montpellier Méditerranée Métropole, il a pu s'agrandir en s’installant au domaine de Viviers, à Clapiers, en mars 2017.

« Le foncier est très difficile d'accès pour de jeunes agriculteurs, souligne Elodie Millet. Pouvoir louer ces terres à la métropole de Montpellier a été une belle opportunité. »

En février dernier, le maraîcher a pu recruter sa première salariée en CDI.

Pour enrichir les paniers, l'Amap des Beaux-Arts a recruté à Saint-Mathieu-de-Tréviers un paysan boulanger qui fait sa propre farine et, à Saint-Bauzille-de-Montmels, deux productrices d’œufs. Peut-être bientôt un fabricant de fromage. Rançon du succès : la liste d'attente des adhérents s'allonge.

« Cela traduit aussi une belle prise de conscience », se réjouit Elodie

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