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Grâce au Grand Détournement par le Design : de nouveaux objets naissent

Information mise à jour le 27/05/21

Créer de la valeur en donnant un nouvel usage aux résidus d’exploitation destinés à la benne : c’est le but de ce concours, dont la deuxième édition vient de s’achever à Montpellier.

Grâce au Grand Détournement par le Design : de nouveaux objets naissent
Le surcyclage, autrement dit l’upcycling, serait-il la forme ultime du recyclage ? Sans aucun doute. La nouvelle édition du Grand Détournement Positif par le Design vient de le confirmer. Co-organisé par l’École nationale supérieure d’architecture de Montpellier (ENSAM) et Montpellier Méditerranée Métropole, ce concours montre comment, grâce à l’ingéniosité d’étudiants architectes, des résidus issus d’activités agricoles ou industrielles peuvent être affectés à un nouvel usage qui accroît leur valeur. Ainsi, au lieu d’être simplement recyclés, ils sont réemployés, mais autrement.
 

En 2018, lors de la précédente édition, les étudiant.e.s avaient rivalisé d’imagination en transformant de vieux sommiers métalliques en brise-vue à fixer sur des façades ou encore des gravats de cairon en dalles de parterre esthétiques. Cette année, leurs successeurs ont relevé le défi, en donnant une nouvelle vie à d’autres types de rebuts.
 
Le 25 mai à l’espace French Tech, les quatre équipes finalistes ont ainsi dévoilé leurs travaux, tous aussi surprenants les uns que les autres.
 
La première équipe, composée de Clément Féménias et d’Amélie Bernard, a utilisé la rafle du raisin, c’est-à-dire le support de la grappe, comme fibre de construction à intégrer dans des briques de terre, de béton ou dans le torchis en remplacement de la paille. L’intérêt ? Sur le plan technique, cette rafle faite de fibres, de tanins et de matières minérales, présente de bonnes caractéristiques mécaniques, tout en étant imputrescible. Sur le plan environnemental, elle se trouve en abondance dans les vignobles, assurant la bioressource.
 
La deuxième, constituée de Léo Coste et Garance Jeanmet, avait décidé de récupérer dans une entreprise locale, MP Jet d’eau, des chutes de tuyaux PVC d’évacuation d’eaux usées, leur forme les ayant inspirés pour les assembler en chemins de sol, enroulables pour piéton, sur le principe des accès bois aux plages, ou en ombrières.    
 
La troisième, constituée de Margaux Carcassonne, Marie Jankowski et Tom Brini, a trouvé le moyen de réemployer des chutes d’ossatures métalliques de cloison et de plafond, en les emboîtant les unes dans les autres, pour en faire des bardages métalliques, notamment.
 
Enfin, la quatrième équipe réunissait Lucas Dory et Victor Temin, deux étudiants qui ont décidé de transformer en blocs de parements translucides des reliquats de résine polyuréthane, issus de l’activité de Sÿnia, leader européen des étiquettes adhésives en relief, basé à Lavérune. Le projet a beaucoup plu à l’entreprise. Au point que Sylvain Maillard, son CEO, leur a proposé de le poursuivre au-delà du concours. Il en a fait l’annonce à la fin de la journée, donnant ainsi raison à Hind Emad.

La vice-présidente de la Métropole de Montpellier déléguée au Développement économique et numérique avait en effet, juste avant, salué « la créativité et l’énergie », dont les étudiants avaient fait preuve, et ajouté que ces projets pouvaient leur « amener des opportunités ».

En voilà une !

Retour sur l'événement en images !

   

Retour en images sur le concours "Le grand détournement positif" de 2021

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