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A la rencontre de nos success stories / interview de Lionel Vargel, président et cofondateur de Compufirst

Information mise à jour le 13/03/19

« Le meilleur commercial, c’est le fondateur ! »

Lionel Vargel, président et cofondateur de Compufirst ©DR

Lionel Vargel, président et cofondateur de Compufirst ©DR

Entreprise innovante cofondée par Lionel Vargel à Montpellier en 2006, Compufirst fournit de l’informatique à valeur ajoutée – matériel, logiciel, solutions cloud, services et consulting – aux professionnels, micro-entreprises, PME et ETI. Fin 2018, l’entreprise emploie 35 personnes et réalise entre 17 et 18 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Pourquoi avez-vous choisi Montpellier ?

Deux des trois fondateurs ne sont pas montpelliérains, mais nous sommes tous issus du site Dell de Montpellier. Nous avons voulu exploiter notre expérience professionnelle en restant basés à Montpellier, à la fois pour sa qualité de vie et parce que nous étions bien ancrés sur ce territoire. Nous avons fondé Compufirst en décembre 2006. Depuis, pas une fois, pas un jour, je n’ai regretté d’avoir choisi Montpellier.

Quel a été le principal apport du BIC de Montpellier et de ses équipes à votre réussite ?

Lorsque nous avons réfléchi au business model, nous sommes allés voir le BIC de Montpellier. Dès le premier jour d’existence de l’entreprise, nous étions à la pépinière Cap Omega. Nous y sommes finalement restés près de sept ans. Il y a de fortes chances que nous n’existerions plus si nous avions “commencé dans un garage“... L’accompagnement du BIC de Montpellier nous a tout apporté ! Nous étions des professionnels expérimentés dans nos métiers, mais tous d’anciens salariés. Le BIC de Montpellier nous a mis en relation avec des avocats, des commissaires aux comptes, des consultants experts, des banquiers...  L’équipe du BIC ne nous a pas dit comment faire, mais ses conseils nous ont permis de prendre les bonnes décisions. Si bien qu’en juin 2008, nous réalisions une levée de fonds d’un million d’euros. La mise en relation avec les investisseurs a été fort utile.

Nous les avions notamment rencontrés lors de « Montpellier Capital Risque », qui fut un événement extrêmement facilitateur. Le « label » BIC ouvre les portes, cela a une valeur considérable. C’est une garantie d’image que nous avons exploitée lors des rendez-vous avec nos fournisseurs, nos partenaires trouvés parfois dans les mêmes bâtiments, comme celui avec lequel nous avons réalisé notre ERP.

Parce qu’il est important de rendre ce qui a été donné, je suis bien impliqué dans l’écosystème startup. Je fais parti du conseil stratégique « Cap Manager » du BIC de Montpellier. Cet advisory board se réunit une matinée tous les deux à trois mois pour répondre aux problématiques de plusieurs startups.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui veulent créer leur entreprise ?

Quand on a une idée, il ne faut pas perdre trop de temps dans la construction, mais sans brûler les étapes. Par exemple, pour le pacte d’actionnaires où peut se jouer le pire comme le meilleur, mieux vaut recourir à un avocat. Ensuite, trop d’entreprises ont une super idée, mais une vision trop technologique. Il faut vendre d’abord. Une startup a besoin de cash. Or, je constate une grosse angoisse face au commerce. Le premier réflexe après une levée de fonds, c’est souvent de recruter un directeur commercial, or le meilleur commercial, c’est le fondateur ! Ce dernier a intérêt à s’engager personnellement. Pour faire la preuve du modèle économique, on peut se lancer en mode dégradé, et monter en puissance ensuite. Un autre conseil serait de ne pas ménager ses efforts, car cela peut prendre de longs mois, des années. Enfin, gérer des ressources humaines, cela peut être difficile, je le vois dans le cadre de Cap Manager. Il ne faut pas hésiter à s’ouvrir aux autres expériences, à benchmarker.

Comment imaginez-vous l'entreprise innovante de demain à Montpellier ?

Je suis intimement persuadé qu’on est au démarrage d’une quatrième révolution industrielle, de l’an 0 de l’intelligence artificielle, du machine learning et des objets connectés. Il faut transformer ce grand mouvement en business, créer de la richesse. Sans oublier la dimension éthique avec la création de l’homme augmenté. Enfin, je sens une forte évolution, positive : je vois de plus en plus de femmes, avec des success stories magnifiques. À Montpellier, ce sont des filles qui ont monté la French Tech, souvent citée en exemple de réussite.
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