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A la rencontre de nos success stories / interview de Mohammed Boumédiane, fondateur du groupe Ziwit

Information mise à jour le 19/04/19

« La métropole de Montpellier est le vivier des entreprises de demain »

Mohammed Boumédiane, président du groupe Ziwit©DR

Mohammed Boumédiane, président du groupe Ziwit©DR

Spécialiste de la détection des failles de sécurité sur le web, Ziwit revendique déjà près de 10 000 clients, adeptes de ses solutions « httpcs » à travers le monde (Google, Adobe, Tripadvisor, Sanofi, Lagardère…). L'entreprise montpelliéraine a racheté en janvier 2019 la plateforme américaine de signature électronique TrustSign. Son ambition : devenir le leader mondial de la cybersécurité d’ici 2025.

Pourquoi avoir choisi Montpellier ?

Comme tout porteur de projet, j'ai d’abord été sensible à la présence d’une structure d’accompagnement efficiente, en l'occurrence le BIC de Montpellier, devenu une référence au niveau international. L’écosystème montpelliérain me paraissait également très favorable, compte tenu de notre secteur d'activité dans les nouvelles technologies et de notre besoin en réseau à haut débit. Autre critère déterminant : le niveau de desserte ferroviaire et aérienne qui permet d'accéder rapidement à Paris et à d'autres capitales européennes tout en profitant le reste du temps, de la qualité de vie du Sud lié à un ensoleillement exceptionnel. Enfin, le recrutement d'un personnel qualifié est facilité ici par la concentration d'écoles et d'universités de haut niveau, tandis que le prix de l’immobilier d'entreprise reste deux fois moins cher qu’à Paris. Je citerai encore la qualité d’écoute et l’implication de la Métropole dans le développement des entreprises. Signe de notre attachement à ce territoire, nous construisons d'ailleurs une tour de 7 500 m2 à côté de la gare Saint Roch – la tech tower – destinée à accueillir notre futur siège à l'horizon 2021.
 

Quel a été le principal apport du BIC de Montpellier et de ses équipes dans votre réussite ?

Le BIC de Montpellier nous a hébergés pendant trois ans : un laps de temps qui s'est avéré précieux pour développer notre activité. Je garde le souvenir d'une équipe qui m'a poussé à développer mon produit, à aller chercher le client, à me confronter à la réalité de l’entrepreneuriat. Parallèlement, les chargés de mission répondaient de façon pertinente à toutes nos questions et sollicitations en matière de stratégie commerciale et marketing, ressources humaines, conseils juridiques, montages financiers... Ce qui nous a permis d'éviter de nombreux écueils. Contrairement aux accélérateurs et incubateurs privés, cette structure publique ne cherche pas à atteindre une masse critique de candidats, ni à jouer le rôle d'intermédiaire avec des services de consulting ou d’autres prestataires pour gagner une commission. Elle n'incite pas non plus les startups à lever inutilement des fonds. La présélection des candidats dure parfois plusieurs mois pour s’assurer de la viabilité des dossiers retenus. Ce n’est pas un hasard si 79 % des entreprises incubées témoignent de leur réussite à 5 ans, contre une moyenne nationale de l'ordre de 51 %.

Quel conseil donneriez-vous aux jeunes qui veulent créer leur entreprise ?

En premier lieu, ils doivent s'assurer de la pertinence de leur projet. La bonne idée est une idée qui sera rentable. Celle dont la mise en œuvre va déboucher sur un projet puis une entreprise viable. Celle qu'ils vont réussir à vendre à un client certes, mais d’abord à une équipe. Pour embaucher les gens brillants dont vous avez besoin alors qu’ils peuvent aller travailler chez les plus grands, il faut pouvoir les convaincre, puis les motiver, fixer des objectifs, garder le cap. La crédibilité se gagne auprès des clients en leur apportant des solutions, mais surtout auprès de ses équipes en leur montrant que l’on est un chef d’entreprise. En fait, le futur entrepreneur est souvent un rêveur, convaincu qu’il va changer le monde. Il doit donc commencer par s’entourer de personnes bienveillantes et compétentes pour éviter de perdre son temps et son argent. En ce sens, le choix de Montpellier est une excellente idée en raison de la présence de structures d'accompagnement reconnues et d'un écosystème assez soudé : les startups se connaissent toutes, s’échangent des contacts. Le porteur de projet peut donc facilement aller à la rencontre de chefs d’entreprise qui ont réussi, profiter de leurs retours d’expériences sur des salons. Ensuite, il ne doit pas avoir peur d'aller conquérir son marché dès le départ.

Comment imaginez-vous l'entreprise innovante de demain à Montpellier ?

La réponse n'est pas simple ! Je crois surtout que la Métropole de Montpellier est le vivier des entreprises de demain. Elle reste en effet l'une des métropoles les plus dynamiques et celle qui est la plus labellisée en termes de thématiques : cybersécurité, edtech, fintech... La nouvelle labellisation French Tech et la création d'une halle dédiée à cette filière devraient aussi générer un nombre croissant de startups. Il faut entendre le Président de la République ou le directeur général de la BPI citer en exemple les entreprises innovantes de Montpellier pour mesurer à quel point ce territoire est en train de réussir. Un jour, la Métropole de Montpellier sera peut-être assimilée à la Silicon Valley !
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