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« La ruche qui dit oui » tisse des liens entre la campagne et la ville

Information mise à jour le 09/01/19

Depuis septembre 2014 « La Ruche qui dit oui » de Samuel Valy fait profiter les habitants de la métropole de produits 100% bio et locaux. Commandés sur le web, ils sont distribués le jeudi par les producteurs dans le centre-ville de Montpellier et Carnon.

« La ruche qui dit oui » tisse des liens entre la campagne et la ville @david crespin

Samuel Valy, responsable de La Ruche qui dit oui Bio à Montpellier.

Chaque jeudi, des agriculteurs bio livrent des dizaines de clients en gare Saint-Roch : le retrait des produits commandés jusqu’au mardi soir sur la plateforme web nationale « La Ruche qui dit oui » (plus de 800 ruches irriguent la France) se déroule sur le parvis aux beaux jours, au premier étage en cas de pluie ou froid.

« L’inscription se fait sur le web, gratuitement et sans engagement, explique Samuel Valy, qui a adhéré à la plateforme. Je vends des produits 100 % bio et locaux. »

Les légumes viennent de Bédarieux, Aigues-Mortes ou Vauvert, les fromages et miels d’Uchaud, les œufs et volailles de Saint-Laurent d’Aigouze, le pain de Mus, les pâtes d’Aspiran...

« Je veux créer des liens entre la campagne et la villeJe travaille avec une vingtaine de producteurs bio dans un rayon moyen de 50 kilomètres autour de Montpellier. Les produits sont extra-frais parce qu’on ne récolte que ce qui est commandé. » La distribution en gare est l’occasion parfaite de rencontrer les maraîchers Geoffroy et Jean-Philippe, Alex le chevrier... Samuel est lui-même producteur de pommes de terre, courges, betteraves, à Montchabrier, en Lozère.

Zéro gaspillage

La Ruche fonctionne au rythme des saisons, toute l’année. Elle revendique à la rentrée 2018 une centaine de clients, très fidèles.

« Je souhaite étoffer l’offre, notamment en fruits, mais rester à taille humaine », assure Samuel. Pour élargir la distribution, une « mini-ruche » a démarré en septembre au restaurant Binôm, près de la préfecture. « Nous étions clients, nous avons voulu aller plus loin », signalent Céline et Lionel, les patrons.

Pour livrer la mini-ruche, Samuel Valy fait appel à un transport « doux », le vélo-cargo de la société montpelliéraine Cargo Bike Express. L’attention portée à une agriculture et consommation durable va jusqu’aux déchets :

« Nous sommes dans une logique zéro gaspillage. Nous encourageons nos clients à nous rapporter leurs épluchures, qui pourront être transformées en compost par Geoffroy, le maraîcher. »

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