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Le consortium public-privé à l’origine d’EasyCOV renforce sa présence à Montpellier

Information mise à jour le 30/04/21

Suite au bon départ de leur test salivaire de dépistage de la Covid-19, Sys2Diag, CNRS, Skillcell, Tronico et Vogo se rapprochent sur le Biopôle Euromédecine pour créer un centre d’innovation dédié aux diagnostics.

Franck Molina, le directeur et fondateur de Sys2Diag ©3M Maugendre David

Franck Molina, directeur et fondateur de Sys2Diag ©3M Maugendre David

EasyCOV, le début d’une longue histoire. Alors que ce test salivaire de dépistage de la Covid-19 est en cours de déploiement en France et à l’étranger, ses concepteurs décident d’intensifier leur partenariat.
 
Laboratoire mixte, associant le CNRS et deux sociétés du groupe ALCEN (Alcediag, Skillcell), Sys2Diag se renforce en accueillant sur le Biopôle Euromédecine des équipes des sociétés Tronico (également ALCEN) et de la startup montpelliéraine Vogo. Objectif : développer un centre d’innovation dédié au secteur des diagnostics.

« En maîtrisant la chaîne complète pour créer des tests de nouvelle génération et connectés, nous pourrons ainsi développer d’autres technologies », explique Franck Molina, le directeur et fondateur de Sys2Diag.

Le nouveau centre ne travaillera pas que sur la Covid-19, mais aussi sur d’autres pathologies. Il prendra place sur un plateau technique situé près de celui de Sys2Diag. Dans l’immédiat, une douzaine de personnes supplémentaires seront mobilisées, en provenance des équipes des cinq partenaires. La société nantaise Tronico implantera donc une antenne à Montpellier.
 
Cette dynamique est le fruit du bon démarrage d’EasyCOV. Développé, industrialisé en seulement trois mois (juin 2020), et remboursé par la Sécurité Sociale depuis la publication de l’arrêté au Journal Officiel le 5 janvier, ce test de dépistage est en cours de déploiement en France. Il consiste à prélever quatre gouttes de salive sous la langue, qui sont ensuite transférées vers un dispositif de chauffe portable. Les résultats sont alors interprétables en 40 minutes par les équipes médicales et connectés en temps réel aux services de santé.

La Région Occitanie a équipé sept sites universitaires avec le système EasyCOV. L’Armée l’a également acheté pour ses propres besoins, tandis que le groupe Unilabs France en équipe son réseau de laboratoires. Avantage : EasyCOV a été conçu pour prendre en compte les variations possibles de la COVID-19, donc les actuels variants.

Avant de recevoir l’avis favorable de la Haute Autorité de Santé, ce test salivaire avait déjà été commercialisé dans de nombreux autres pays : en Afrique comme en Europe où les pouvoirs publics belges, espagnols et italiens ont fait appel à lui.

Aujourd’hui, nouveau coup de booster. Le consortium continue d’améliorer EasyCOV et il étudie avec le CHU de Montpellier et le Rectorat la mise en place d’un réseau de bus de dépistage. En parallèle, il s’implique dans la mise en place d’un concert-test à Montpellier, avec le soutien de la Métropole, dont l’objectif est d’établir un protocole de réouverture des petites salles de concert. Enfin, le consortium est très sollicité par les clubs de sport, professionnels où les joueurs sont appelés à se tester très régulièrement. EasyCOV ou une course contre la montre.
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