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NXO conçoit une station d’épuration à énergie positive

Information mise à jour le 18/10/18

NXO, startup montpelliéraine, vient de mettre au point une station d’épuration qui produit l’énergie dont elle a besoin pour fonctionner. Un premier démonstrateur a été installé mi-septembre à Cournonsec pour traiter les eaux usées de la commune.

Photo Cesar Narvaez, Président de NXO ©NXO

Les boues et les nutriments des Station d’épuration à énergie positive (STEP) peuvent être transformées en biométhane, un hydrocarbure qui est source d’énergie. Grâce à ce procédé mis au point par NXO Engineering, une startup installée à Cap Omega, « les eaux usées véhiculent des calories, du carbone, de l’azote et du phosphore notamment », explique César Narváez, son président. « Notre approche permet de les valoriser pour produire plus d’énergie qu’il n’en faut pour traiter les eaux usées. »

Le modèle mis au point fait appel à des bioréacteurs, symbiose de bactéries avec des micro-algues. Le gaz qu’elles produisent se transforme en ressource énergétique à même de couvrir la dépense d’énergie liée à cet assainissement. « Pour épurer les eaux usées dans les bassins de boues activées, il faut oxygéner le milieu, et cette opération représente à elle seule près de 62 % du coût de l’assainissement des eaux usées », précise César Narváez.

L’économiser en faisant travailler des bactéries et des microalgues est en outre censé faire baisser le prix de l’eau potable dont 40 % sont consacrés à cette filière. Une unité de 100 équivalent habitants s'est installée mi-septembre à Cournonsec pour une première démonstration.


« Nous visons les collectivités qui ont besoin d’une STEP de 1 000 à 10 000 équivalent habitants  mais également l'hôtellerie, l'industrie et l'armée », précise César Narváez.

Une startup incubée au BIC de Montpellier

La startup, créée en 2016 et incubée par le BIC de Montpellier, travaille en partenariat avec l’université Montpellier II et des centres de recherche tels que le CNRS, le Laboratoire de biotechnologie de l’environnement de Narbonne ou l’Ifremer, à Sète. Cette éco-solution a reçu le soutien de Montpellier Méditerranée Métropole, du Département de l’Hérault, de l’Agence de l’eau et de la Région Occitanie.
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