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Womed réduit les risques d’infertilité féminine

Information mise à jour le 26/10/18

La startup montpelliéraine Womed est lauréate du grand prix du palmarès i-Lab 2018 pour un dispositif médical très innovant : un film polymère qui répare la paroi utérine et permet de lutter contre certaines infertilités des femmes.

Womed réduit les risques d’infertilité féminine
Un film polymère utilisé comme barrière mécanique pour éliminer les adhérences qui peuvent se produire sur la paroi utérine, après une chirurgie. C’est le dispositif médical très novateur que vient de mettre au point la startup montpelliéraine Womed.

« Pour faire un curetage après une fausse couche ou enlever un fibrome, le gynécologue gratte la paroi utérine et cela entraîne des lésions qui peuvent s’accoler », explique Gonzague Issenmann, président co-fondateur de l’entreprise. « La mauvaise cicatrisation de l’utérus, qui est à l’origine d’une fausse couche sur cinq, est aussi la première cause mécanique d’infertilité chez les femmes », précise-t-il.

Le film placé par le chirurgien juste après l’intervention, maintient les parois séparées pendant les premiers jours de la cicatrisation. Il est biocompatible et biodégradable et se transforme progressivement en gel pour s’expulser naturellement au cycle suivant.

La Chine, second marché ciblé

A l’origine de cette innovation, Stéphanie Huberlant, gynécologue obstétricien du CHU de Nîmes, et Xavier Garric, pharmacien, chimiste et professeur de l’université de Montpellier, tous deux co-fondateurs de Womed. La startup a remporté en juillet dernier l’un des grands prix du palmarès i-Lab 2018 qui récompense les projets les plus remarquables.
Créée en 2018, Womed qui emploie 4 personnes, est hébergée à l’université de Montpellier.

« Nous faisons partie des jeunes startups que Montpellier Méditerranée Métropole, très active dans le domaine de la santé, veut suivre. Nous envisageons d’être incubés par le BIC pour intégrer un réseau dynamique et diversifié d’entrepreneurs.  »

L’entreprise prévoit de se développer à l’international.

« Chaque année, 5 millions d’interventions médicales dans le monde pourraient être concernées par cette innovation », précise Gonzague Issenmann.

Il commercialisera son dispositif d’ici deux ans, en Europe d’abord.

« La Chine, où ce type d’infertilité est très fréquent, le taux d’avortement y étant particulièrement élevé, sera notre second marché cible », annonce le dirigeant.

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