Trouver un studio depuis La Paz, Casablanca ou Beyrouth, ouvrir un compte, obtenir un numéro français : chaque rentrée, des centaines d'étudiants étrangers butent sur des démarches qui se bloquent les unes les autres.
S'installer à six mille kilomètres de chez soi
Chaque été, le scénario se répète. Un étudiant admis dans une université ou une école montpelliéraine répond aux annonces depuis son pays, et tout se bloque : les visites se font sur place, le bailleur veut un garant domicilié en France, la banque réclame un justificatif de domicile que seul le bail peut fournir, l'opérateur mobile exige un RIB français. Chaque démarche dépend d'une autre. À distance, avec un décalage horaire et des guichets fermés aux heures où la famille est disponible, des semaines se perdent, et parfois le logement, dont la tension sur Montpellier est encore très importante.
"S'ajoute un risque bien réel : les fausses annonces visent en priorité ces candidats qui ne peuvent pas se déplacer pour vérifier, et à qui un virement demandé pour « réserver » un studio paraît plausible".
C'est pour ces étudiants et pour leurs parents restés au pays qu'Alpaca Immobilier a construit sa conciergerie étudiante : recherche du logement avec visites en vidéo, montage et défense du dossier, puis les démarches de l'installation, de la banque à l'assurance, jusqu'à l'accueil à l'aéroport.
Wara, ancienne du « Franco » de La Paz
À l'origine du service, il y a un souvenir précis.
Wara Fiorilo, cofondatrice de l'agence, a grandi en Bolivie et fait toute sa scolarité au lycée franco-bolivien de La Paz, « le Franco ». Quand elle arrive en France en 2014 pour ses études supérieures, elle a le baccalauréat français, un dossier solide et le français pour langue de scolarisation depuis la maternelle. Pourtant, trouver un studio étudiant a été un véritable parcours du combattant.
« Je ne comprenais pas pourquoi je perdais les logements. Je répondais aux annonces, je fournissais les documents demandés, et je recevais un refus deux jours plus tard. Ce n'était pas une question de budget. C'était que je n'étais pas sur place, que mon garant vivait à l'étranger et que je n'avais pas encore de compte français. Au final, j'ai du louer une chambre d'hôtel et courir dans les agences de location pour trouver et réserver le premier logement qui a bien voulu accepter mon dossier. »
Dix ans plus tard, installée à Montpellier et devenue agent immobilier, Wara décide d'offrir une solution pour les étudiants francophones étrangers qui, comme elle, galèrent. Elle met son expérience et son expertise locale au service des étudiants qui souhaitent s'installer localement - et - peut-être bientôt dans d'autres villes en France !
« Le parcours de ces étudiants, je l'ai vécu. Ce qui m'a manqué en arrivant, ce n'était pas l'envie ni les moyens. C'était quelqu'un qui connaisse la ville et qui me dise dans quel ordre s'y prendre. »

Wara Fiorilo ©Alpaca Immobilier
Montpellier, ville étudiante et cosmopolite
Le service démarre à Montpellier et la ville s'y prête : plus de 80 000 étudiants y font leur rentrée chaque année, dans l'une des villes les plus jeunes de France. On y vient étudier depuis le bassin méditerranéen et bien au-delà, comme on venait déjà y apprendre la médecine au Moyen Âge.
Ce mélange se voit dans les amphis comme dans les cuisines des colocations. Des étudiants marocains, libanais, boliviens, sénégalais ou vietnamiens y partagent leurs années d'études avec les promotions locales, y apportent leurs langues et leurs habitudes, et beaucoup s'attachent à la ville au point d'y rester. Montpellier leur doit une partie de ses chercheurs, de ses créateurs d'entreprise et de son ambiance, celle d'une ville où l'on entend plusieurs langues à chaque terrasse.
Reste le cap des six premières semaines, celui où tout se décide. C'est ce maillon que l'agence a choisi de renforcer : un logement signé avant le départ, des démarches réglées à l'arrivée et une famille rassurée qui suit tout à distance.
Le service ouvre pour la rentrée 2026, à Montpellier uniquement.